Avancement du projet sur la participation de la société civile en matière d’expertise

Ce projet, porté par l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA), interroge le champ des connaissances sur la pollution atmosphérique et le changement climatique (et de leurs enjeux croisés) à travers l’angle du mode de production de ces connaissances et de leur statut selon qu’elles émanent de la recherche académique ou de la société civile pensée comme “profane”. Il s’agit d’identifier quels sont les obstacles qui rendent si difficile de restituer à la société civile la place centrale qui lui revient dans le champ de la santé environnementale.

Un comité de pilotage composés d’élus, d’entreprises, d’associations, d’agences d’expertise et de l’État a permis de mettre en débat les éléments de cadrage, et dégager les axes prioritaires de travail :

  • synthétiser les travaux existants sur la perception de la pollution atmosphérique par la population, préalable nécessaire pour établir le contexte dans lequel s’insère la réflexion
  • faire dialoguer associations et autres acteurs de la société civile – considérés comme des intermédiaires, des relais indispensables entre les institutions et les habitants – et essayer, malgré la forte hétérogénéité de cette catégorie d’acteurs, de faire émerger interrogations et intérêts communs autour d’enjeux transversaux
  • proposer des pistes de réflexions ayant pour objectif de mettre l’accent sur ce qui peut apparaître comme des blocages, comme des incompréhensions sur lesquelles il serait possible d’agir. Plusieurs pistes ont été identifiées, chacune faisant l’objet d’un séminaire.

Le comité d’organisation s’est alors réuni à plusieurs reprises pour mettre en place le cycle de séminaires et de tables rondes. À ce jour, deux séminaires ont été organisés (février et mai 2011) ainsi qu’une table ronde (mars 2011) :

Trois séminaires supplémentaires sont prévus d’ici novembre 2011. Ils s’intéresseront à la sphère domestique (air intérieur), à la sphère urbaine et aux inégalités sociales, de santé et environnementales.

Enfin, la synthèse de diverses études concernant les connaissances et les ressentis de la population face à la pollution atmosphérique montre que la pollution de l’air est perçue comme un des risques majeurs par rapport à d’autres thématiques environnementales. L’association entre pollution de l’air extérieur et villes est souvent faite. La plupart des personnes interrogées estime que les pouvoirs publics sont les mieux placés pour lutter contre cette pollution. Cependant, l’accès à l’information et les représentations qui en découlent sont liés à des facteurs socio-économiques.

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