Masis : inventaire du paysage science-société en France et dans 37 pays

Ces dernières semaines, la Commission européenne a annoncé la mise en ligne d’un nouveau portail d’information pour développer les interactions entre les scientifiques, les décideurs politiques et la société en général. Intitulé MASIS (Monitoring Activities on Science In Society in Europe), il s’inscrit dans le cadre des activités “Science dans la société” de la Commission européenne. Première ressource prévue du site, une série de 38 rapports nationaux issus d’une enquête approfondie coordonnée par COWI au Danemark, avec l’aide de correspondants nationaux.

Pour la France, le rapport disponible en ligne est daté de décembre 2010 et co-signé par Suzanne de Cheveigné et Giulia Anichini (EHESS). Il comprend quatre parties :

  • le contexte national français avec les débats en cours (Grenelle de l’environnement, OGM, débat public sur les nanotechnologies…) et les politiques publiques (réforme des universités, création de l’ANR et de l’AERES, lancement de la Stratégie nationale de recherche et d’innovation…)
  • la place de la science dans la décision publique, et l’engagement de la société civile dans les choix scientifiques et techniques, avec une liste des acteurs clés dans le paysage (le Comité consultatif national d’éthique, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques, Universciences, le Centre national de la recherche scientifique… et quelques OSC comme WWF, France nature environnement et l’UFC Que Choisir)
  • le récent effort de recherche consacré aux relations science-société avec l’appel ANR “Sciences, technologies et savoirs en sociétés”, le Cluster 14 de la région Rhône-Alpes, et la création de l’IFRIS en 2007 — et les financements de projets en partenariat avec la société civile comme les PICRI de la région Île-de-France et le programme REPERE
  • les activités de toutes sortes touchant à l’interface science-société, qui vont de la Fête de la science aux formations de journalisme scientifique en passant par les émissions télévisuelles scientifiques et l’éducation informelle.

La typologie qui est proposée permet d’aider à penser un paysage souvent confus, et vient enrichir les réflexions du programme REPERE. Ce rapport et ceux concernant les autres pays doivent être mis à jour tous les 6 mois… à suivre !

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