Ifremer : “Suivis bénévole et scientifique des contaminations microbiologiques du littoral d’Oléron”
Projet coordonné par Jean-Louis Gaignon – Ifremer, station de La Tremblade
L’acquisition de données, « jusque là domaine d’activité d’un organisme de recherche », est de plus en plus le support à un « engagement citoyen dans des réseaux de suivi bénévole opéré par des ONG » — ce que l’on nomme le volunteer monitoring, « système très répandu aux USA [mais] beaucoup moins mis en œuvre en France ». L’ifremer souhaite ainsi initier une collaboration avec la Surfrider Foundation Europe (SFE) — qu’elle connaît peu à ce stade — pour surveiller lles contaminations microbiologiques du littoral de l’île d’Oléron, qui lui échoit au titre du « Réseau microbiologique (REMI) pour la surveillance sanitaire des coquillages ».
Un premier volet consistera à combiner la surveillance de l’Ifremer et le suivi des « eaux récréatives » par Surfrider ; puis il sera question d’une anayse coût-efficacité des suivis et d’une « analyse réflexive sur les modalités du « travailler ensemble » » aussi bien du côté de SFE que de l’Ifremer (avec la participation du laboratoire en sciences humaines et sociales AMURE, partenaire du projet) ; et enfin d’une démarche de bilan (réflexion inter-programmes internes à Ifremer sous la forme de deux réunions, bilan des discussions entre les parties-prenante) et de valorisation (rapport d’expérience, fiches vulgarisées de mobilisation de bénévoles, éventuellement une publication scientifique, « sensibilisation en interne Ifremer à travers la réflexion organisée et la diffusion de l’analyse du projet produite, auprès des parties prenantes »). Il est prévu qu’un comité de pilotage et de suivi, composé de représentants des partenaires du projet, se réunisse 4 fois au minimum, tandis qu’un CALII (Comité des acteurs locaux intéressés par l’initiative) réunissant une palette plus large de partenaires (services déconcentrés de l’État, collectivités locales concernées, associations locales concernées par l’environnement et la gestion des ressources) se réunira deux fois. À travers cette « expérimentation », SFE et l’Ifremer vont « mieux se connaître, identifier les bénéfices et pierres d’achoppement d’un tel partenariat dans une perspective de mise en œuvre élargie par l’expérience et la pratique, voire ultérieurement institutionnalisée ».
